Une voix chrétienne sur la COP28, entre réalisme et dose d’espérance

Cop28

La COP28 se termine aujourd’hui. Ce sommet a toujours été et est encore une fois scruté de près, notamment par la société civile vis-à-vis des prises de position et attentes d’actions face aux enjeux de la crise climatique.

Cet événement a été décrié en raison du lieu où elle se déroulait, par le choix de son président le Sultan al-Jaber ou encore pour l’importante présence des lobbyistes du fossile et un texte final ne mentionnant pas encore clairement la sortie des énergies fossiles…

En bref, de quoi être découragé par une réalité qui semble empreinte d’inertie et de répétition. Pourtant, plusieurs voix persistent à envisager cette COP comme un verre à moitié plein, prenant acte de l’opérationnalisation du fonds "Pertes et dommages", accord signé à la COP27 promettant un fonds permettant d’aider les pays qui sont les plus vulnérables aux changements climatiques, premier pas vers plus de justice climatique.

Parmi toutes ces discussions diplomatiques entre pays et entreprises, quelque chose peut retenir l’attention. Pour la première fois à une COP, un pavillon pour la Foi a été installé dans la zone bleue, au cœur de la zone de négociation pour laquelle les participants ont besoin d’une accréditation spécifique.

Ce pavillon a été créé pour faire entendre les voix des acteurs religieux du monde entier. Car la foi et les institutions religieuses "ont eu un impact monumental sur le développement du monde tel que nous le connaissons."

Elles sont les catalyseurs du changement. Cette place pour la foi, c’est une place de choix pour les chrétiens. C’est le cas d’A Rocha international, qui associé à d’autres ONG confessionnelles, a pu co-animer deux conférences.

La COP28 pouvait sembler lointaine physiquement, mais aussi par l’impact qu’elle aura sur nos vies quotidiennes, et l’espoir de voir un accord décisif semble s’être éloigné mais notre foi nous pousse à continuer à prier Dieu pour qu’Il agisse et guide les cœurs.

Plusieurs associations et mouvements ont appelé à la prière avant et pendant la COP28. C’est le cas d’A Rocha France et de SEL, venant d’initier le partenariat "aimer les plus pauvres, c’est aussi protéger la création", et qui ont appelé à la prière en faveur des pays les plus vulnérables à la crise environnementale à l’occasion de la COP28.

Nous pouvons également mentionner Lutte et Contemplation, qui a lancé pour la COP28 un appel à la mobilisation, dont A Rocha France était signataire. Donnant des pistes pour organiser des cercles de silence, à travers un geste humble pour interpeller les décisionnaires sur leur pouvoir d’agir.

D’autres appels ont été lancés, sans compter les initiatives locales et les expressions personnelles désireuses de remettre à Dieu les dirigeants de ce monde et les décisions prises. Alors, cette dose d'espérance se trouve là, avec toutes ces personnes mobilisées dans la prière, dans les actions concrètes, sur place à Dubaï et qui ont agi à leur niveau pour un futur plus juste. Le pape l’a rappelé dans son discours au pavillon de la foi :

"Et, avec l’aide de Dieu, sortons de la nuit des guerres et des dévastations environnementales pour transformer l’avenir commun en une aube de lumière."

Nadège Peter


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