
Ce lundi 31 mars, une femme et un prêtre à la retraite du diocèse de Nancy et Toul ont été assassinés. Les corps des deux septuagénaires ont été retrouvés dans une ruelle de la ville de Xertigny dans les Vosges.
C’est "avec sidération et une profonde tristesse" que le diocèse de Nancy et Toul a annoncé l’assassinat du père Pierre Panon. Dans un petit village de 2500 habitants dans les Vosges, ce prêtre à la retraite a probablement été tué à coups de pierres.
Son corps ainsi que celui d’une femme ont été retrouvés dans une ruelle à l’écart du centre du village. Ils auraient été "agressés assez violemment" et des pierres "ensanglantées" ont été retrouvées à proximité, selon les premières constatations de l’enquête.
Ancien vicaire général du diocèse, il était à la retraite depuis deux ans. Il continuait à célébrer la messe et à donner des sacrements pour continuer la mission qu’il a commencée en 1974, lors de son ordination. Il avait desservi plusieurs paroisses de Meurthe-et-Moselle au cours de ses 50 années de mission pastorales.
"Nous nous associons à la peine immense de tous ses proches, en particulier de sa famille et des paroissiens de Saint-Pie-X (Essey-lès-Nancy), en les assurant de notre prière", a assuré le diocèse dans un communiqué.
"Nous tenons à exprimer notre profonde reconnaissance pour tout le dévouement du Père Pierre Panon au service de notre diocèse et de l’Église."
Dans un post Facebook, le maire de Malzéville, un des villages que le père Panon a habité, a salué "un homme de Dieu doté d’un grand charisme, proche et aimé de tous, croyants ou non et qui fut également engagé comme pompier volontaire durant plusieurs décennies".
Selon les premiers éléments de l’enquête, un suspect aurait été arrêté et placé en garde à vue. "Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de ce drame. Nous avons confiance en la justice et en son travail", conclut le communiqué du diocèse de Nancy et Toul.
Germain Gratien