En Jordanie et aux Philippines, l’Eglise plaide en faveur des plus démunis pour un accès prioritaire au vaccin

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Aux Philippines l’Eglise demande à ce que la campagne de vaccination privilégie les plus pauvres et les plus vulnérables. De même en Jordanie, le vicaire patriarcal  du pays plaide en faveur d’une vaccination universelle pour les réfugiés présents sur le territoire qui sont sans ressources.

En février prochain, aux Philippines, débutera la campagne de vaccination contre la Covid-19. Elle devrait privilégier « les plus pauvres et les plus vulnérables » à la demande de l’Eglise.

C’est ce qu’ont annoncé les évêques dans un message officiel  transmis à l’Agence Fides par l’administrateur apostolique de Manille, Mgr Broderick Pabillo.

« La priorité en matière de vaccination doit être accordée aux médecins et aux opérateurs sanitaires qui sont en première ligne et puis aux personnes les plus vulnérables. »

Le message stipule que « le programme de vaccination doit être rendu accessible à tous ».

De même, en Jordanie, la décision de gouvernement de aux réfugiés irakiens et syriens d’être parmi les premiers bénéficiaires des doses de vaccin « a réjoui tout un chacun » affirme Mgr William Hanna Shomali, le vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat de Jérusalem des Latins dans un entretien avec l’Agence Fides.

À ses yeux, la Jordanie est « responsable du destin des réfugiés » qui sont « pauvres » et « ne disposent pas de ressources pour se payer eux-mêmes le vaccin ».

« La décision du gouvernement répond à diverses motivations. Les réfugiés sont pauvres, ils ne disposent pas de ressources pour se payer eux-mêmes le vaccin. La Jordanie reçoit des aides internationales, même s’ils sont insuffisants, pour conserver sur son territoire des camps d’accueil et par suite la vaccination gratuite des réfugiés répond également à des critères élémentaires de justice. La Jordanie est responsable du destin des réfugiés et prend en charge cette responsabilité. Naturellement, que cela se fasse à compter du début de la campagne de vaccination représente une protection pour la santé des réfugiés et pour le reste des habitants de la nation. En somme, le choix du gouvernement est dû à différents motifs mais la raison principale demeure humanitaire. Les réfugiés présents sur le territoire national sont des personnes et leur vie doit être protégée comme celle des citoyens jordaniens. »

Camille Westphal Perrier


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