En Algérie, un chrétien condamné à une amende et une peine de prison avec sursis pour avoir prié chez lui avec des amis

« Incroyable mais vrai, il suffisait qu’un voisin le dénonce et l’accuse à tort, et il est condamné, tout cela parce qu’il a invité un couple chrétien à prier ensemble. Il est effrayé et choqué par cette accusation. »
E
n Algérie, un chrétien, qui souhaite rester anonyme pour des questions de sécurité, vient d’être condamné à 2 mois de prison avec sursis et 100 000 dinars algériens d’amende, soit plus de 740 €.
Selon Morning Star News, il avait invité un couple de chrétiens à venir chez lui afin de prier ensemble. Or la loi de juin 2006 interdit le culte non-musulman pour les églises qui ne sont pas enregistrées. Une source anonyme explique les pressions qu’il a subies :
« Incroyable mais vrai, il suffisait qu’un voisin le dénonce et l’accuse à tort, et il est condamné, tout cela parce qu’il a invité un couple chrétien à prier ensemble. Il est effrayé et choqué par cette accusation. Lors de ses visites au commissariat, le pauvre homme a dû subir de terribles pressions et d’intimidations, alors qu’il était connu pour être un homme de paix. »
Un autre chrétien, Aït Ouali Amar, est dans l’attente de sa condamnation en Kabylie. Depuis la fermeture imposée de son église en 2018, il avait mis un chapiteau dans son jardin pour que les chrétiens de sa communauté puissent à nouveau se rassembler. Les procureurs demandent une amende de 500 000 dinars algériens, plus de 3700 €, et une peine de six mois de prison.
Selon Human Right Watch, « la situation des droits de l’Homme en Algérie » ne s’améliore pas :
« L’année 2018 n’a donné lieu à aucune amélioration globale de la situation des droits de l’Homme en Algérie. Les autorités ont imposé des restrictions à la liberté d’expression et aux libertés d’association et de réunion, ainsi qu’à celle de manifester pacifiquement. »
M.C.